Lys nouvel inscrit

04-11-2018 Lys avec Philippe Monnet et ses montagnards

Crédit photo : Gilles Martin Raget
Chaque nouvelle inscription à la Panerai Transat Classique 2019 apporte son lot de belles histoires et celle de Lys ne déroge pas à la règle. Son propriétaire, depuis une vingtaine d’années, n’est autre que Philippe Monnet, marin d’exception né… à la montagne. Originaire de la Clusaz, en Haute-Savoie, il découvre la mer à l’âge de 16 ans lorsque ses parents s’installent à Cannes. Très vite il tombe amoureux d’un 8 m JI en mauvais état qu’il achète sans savoir ce que c’est, le restaure et apprend la navigation avec cet élégant voilier qu’il possède toujours. Avec Cœur Vaillant, le nom de ce bateau, et un ami, il a la folle idée de relancer les Régates Royales qui, au début du XXe siècle, attiraient toutes les têtes couronnées d’Europe. Pour permettre la renaissance de cet événement, aujourd’hui une des épreuves phares du Panerai Classic Yachts Challenge, il reçoit le soutien de montagnards venus du lac Léman et du lac d’Annecy débarquant sur la Côte d’Azur avec Requin, Star et autres métriques.
Puis Philippe s’écarte un peu de l’univers des classiques, part naviguer avec Eric Tabarly et se lance dans la course au large. Au milieu d’un palmarès bien fourni, un record le fait entrer pour toujours dans la caste fermée des navigateurs hors-norme : le record du tour du monde à l’envers en solitaire et en monocoque qu’il établit en un peu plus de 151 jours en 2000. Pour la petite histoire, ce record sera battu quatre ans plus tard par Jean-Luc Van Den Heede, aujourd’hui engagé, à 72 ans, dans la Golden Globe Race.
Aujourd’hui, Philippe Monnet se lance dans un nouveau défi : partir faire le tour du monde avec son autre classique qu’il possède en copropriété. Lys est un cotre bermudien dessiné en 1955 par le cabinet Sparkman & Stephens et construit en 1956 au chantier Sangermani, dont le patron, Cesare Sangermani, est considéré comme l’un des meilleurs charpentiers de marine de l’époque. Fidèle en amitié, c’est avec sa bande d’amis savoyards que Philippe s’est inscrit à la Panerai Transat Classique : « Ils m’ont toujours suivi et soutenu dans mes projets et leur passion pour les bateaux est telle qu’ils ont créé l’association Les Vieux Safrans sur le lac d’Annecy où ils restaurent de vieilles unités. Ils ont aujourd’hui entre 60 et 75 ans, ce sont de bons marins, mais aucun n’a traversé l’Atlantique. Ils ont tous fait le stage de survie pour se préparer. Ça va être une belle transat de copains, on y va pour s’amuser, rester dans l’esprit des premières Nioulargue. Et puis, Lys est un bon bateau qui marche bien, agréable à vivre en mer. Pour la course, j’ai fait faire une nouvelle grand voile à trois ris et un peu revu l’électronique. Mais on ne cherche pas la performance à tout prix. »
Sans doute les concurrents de Lys devront-ils quand même se méfier un peu ce cet équipage soudé, emmené par un marin au tempérament accrocheur et bagarreur.

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