Une course très ouverte

06-05-2018

Les inscriptions à la Panerai Transat Classique 2019 arrivent jour après jour chez les organisateurs et il est déjà temps de faire un rapide tour d’horizon des premiers concurrents avec, comme à chaque édition, une grande diversité de gréements, de tailles et d’époques.

A sept mois du départ, donné le 8 janvier 2019 à Lanzarote, la liste des concurrents de la Panerai transat Classique commence à s’étoffer et permet déjà d’évaluer certaine forces en présence. Premier voilier inscrit, Sumurun, bien que centenaire, fait d’ores et déjà partie des favoris à la victoire finale. En cours de restauration au chantier du Guip, à Brest, ce superbe ketch marconi – gréé à l’origine en yawl aurique – dessiné par William Fife III en 1914, devrait se montrer à la hauteur de sa réputation acquise au long de son histoire et des nombreuses épreuves qu’il a remportées par le passé, en particulier au cours de l’Antigua Classic Yachts Regatta. Mais nombreux sont ceux qui souhaitent lui donner du fil à retordre. Il faut bien sûr citer Stiren, vainqueur de l’épreuve en 2008. Le retour de ce yawl bermudien de 1959, dessiné par l’architecte américain Olin Stephens, marque aussi celui de son propriétaire, Oren Nataf, qui va tenter d’améliorer sa magnifique performance de 2015 où il termine sur la troisième marche du podium avec Gweneven, sloup de 38 pieds également signé Stephens.

Cette course à la victoire sera contesté par d’autres concurrents parmi lesquels Corto, Admiraler dessiné par Dick Carter en 1970, qui en sera à sa quatrième participation à la Transat Classique, même si, en 2008, il avait dû renoncer peu après le départ pour manque de préparation. Depuis, le bateau a fait l’objet d’une profonde restauration et devrait s’aligner avec de belles ambitions malgré sa taille – 13,00 m - qui le place souvent parmi les plus petits participants. Et la ténacité finissant toujours par payer… Corto a d’ailleurs fini troisième de l’édition 2012 à La Barbade. Déjà présent également en 2008, Khayyam (1939) revient dans la course après de grands travaux d’embellissement et ce cotre bermudien, autre création de l’architecte américain Olin Stephens, peut se montrer redoutable dans les alizés.

Sur la ligne de départ, Coch y Bondhu (« rouge et noir » en gaélique) fera office de nouveau venu, mais le nom de ses architectes, Rodney Paul et Laurent Giles, suffit à le placer dans la catégorie des voiliers performants. Ce ketch bermudien de 15,12 m et construit en 1936, fait partie des concurrents à découvrir, ainsi que Dreva et Aramis, dans les prochaines Lettres de la Panerai transat Classique 2019.

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