Lanzarote, l’île du vent

Au nord-est de l’archipel des Canaries, l’île de Lanzarote possède bien des atouts pour devenir une destination recherchée des amateurs de voile, une escale incontournable sur la route des Antilles. Et le départ, le 7 janvier prochain, de la Panerai Transat Classique 2015 va encore accroitre sa notoriété.

 

Lorsque les organisateurs de la Panerai Transat Classique 2015 ont fait le choix de Lanzarote comme point de départ de cette épreuve réservée aux yachts classiques, ils avaient bien des raisons pour le faire. Si l’on considère sa position géographique, l’île se trouve sur la meilleure route possible pour rallier l’Europe aux Antilles en profitant des fameux alizés, ces vents d’ouest, souvent soutenus, parfois erratiques, qui génèrent une longue houle. Lors de l’édition précédente, les instructions de course, avec un départ du Portugal, imposaient une marque de parcours près de l’archipel canarien pour éviter aux concurrents d’aller se perdre dans les possibles dépressions de l’Atlantique nord.

 

Sur place, le climat, au cœur de l’hiver hexagonal, est un avant-goût de printemps avec des températures moyennes sur l’année de 21°C et un très faible écart maxi-mini. Le vent y souffle assez régulièrement, ce qui explique sans doute que de nombreuses équipes de course de voiliers modernes y ont établi leur camp d’entraînement.

Pour accueillir les participants de la Panerai Transat Classique, des accords ont été conclu avec Marina Lanzarote, une toute nouvelle marina (inauguration, le 17 octobre) située au cœur de la capitale Arrecife, dont Augustin de la Hoz, l’un des plus célèbres écrivains de Lanzarote, a écrit qu’elle est « née d’abord comme un port, puis comme une ville » : si les plaisirs de cette petite cité au charme tout hispanique sont ainsi à portée de docksides, les équipages, en pleine préparation de la course, bénéficient des nouvelles infrastructures de la marina, avec un impressionnant portique de 800 t et la présence de « Maestro Tito », un chantier de construction et de restauration de bateaux en bois fort de l’expérience de générations
de charpentiers, depuis le 18e siècle.

Dans le port, quelques-uns des bateaux de pêche traditionnels du 19e siècle sont, sous leurs mains habiles devenus d’élégantes goélettes. Fletcher Kennedy, l’un des membres de SCA Team, une équipe engagée dans la prochaine Volvo Ocean Race, vante aussi leur professionnalisme après leur avoir confié la réfection du pont en teck de son Swan 37. Ces artisans renommés ont longtemps utilisé une essence spécifique de l’archipel, le pin canarien : coupé lorsque l’arbre est gorgé de sève et de résine, ce bois développe ses qualités de résistance à l’eau et à la pourriture, d’où sa longévité en mer. Cette espèce endémique des Canaries, bien adaptée aux périodes de sécheresse, est aujourd’hui protégée, mais on peut toujours l’admirer sur les portes et les balcons décorés des maisons de la ville.

Le groupe Calero Marinas, propriétaire de trois marinas, dont la toute nouvelle Marina Lanzarote, va aussi faire bénéficier la flotte de la Panerai Transat Classique 2015 de sa compétence, de ses équipes techniques, comprenant gréeurs, voiliers, mécaniciens..., et de tarifs particuliers pendant toute la durée de leur séjour sur l’île (voir ci-dessous). Une bonne raison de venir tôt dans l’île pour affiner la préparation de son voilier. D’autant que les organisateurs préparent une belle surprise pour fêter la nouvelle année. Tout est donc réunit pour mettre les concurrents de la Panerai Transat Classique 2015 dans les meilleures conditions avant le grand départ le 7 janvier.