A moins d’une semaine du départ

A une semaine du départ, les concurrents de la Panerai Transat Classique 2019 sont rassemblés à Marina Lanzarote. Avant de s’élancer à l’assaut de l’Atlantique, le 8 janvier à 14h00 locales (15h00, heure française), les équipages profitent des derniers jours pour affiner leur préparation, mais aussi pour savourer les charmes de Lanzarote. Le temps aussi de se rencontrer et de scruter le ciel.

 

Lanzarote, paradis des marins

Situé à environ 150 km des côtes marocaines, l’archipel des Canaries comprend sept îles principales, des îles secondaires, des îlots et des rochers, et a depuis longtemps constitué un point de passage obligé sur les routes de navigation vers l’Afrique Australe et l’Amérique. Sous domination hispanique depuis le milieu du XVe siècle, les Canaries, divisées en deux provinces, sont aujourd’hui l’une des dix-sept communautés autonomes d’Espagne. D’origine volcanique, les Canaries constituent une destination touristique très prisée, surtout sur les deux plus grandes îles, Tenerife et Grande Canarie.

Pour sa part, Lanzarote, la plus orientale des grandes îles de l’archipel canarien, est devenue au fil des ans une escale incontournable pour les navigateurs en route vers les Amériques depuis l’Europe et les raisons à cet engouement sont nombreuses. Il faut commencer par son caractère authentique, là où bien d’autres îles ont un peu perdu de leur âme. Cette préservation, les habitants de Lanzarote la doivent à un homme, César Manrique, artiste engagé, qui a su convaincre ses concitoyens de ne pas se lancer dans une urbanisation touristique à outrance, mais privilégier une valorisation intelligente du patrimoine naturel et culturel de l’île. Parmi les sites préservés, la visite de certains devient impérative : l’incroyable parc national de Timanfaya et ses somptueux paysages de lave, et les grottes de Jameos Del Agua avec bassins souterrains où s’est développée une faune unique.

Son climat de type subdésertique se caractérise par la douceur des températures toute l’année, une faible pluviométrie et, surtout pour les marins, un vent permanent. On comprend vite pourquoi de nombreuses équipes de régatiers du TP52 World Championship ou de course au large, pour la Volvo Ocean Race par exemple, en ont fait une base d’entraînement et que plusieurs courses océaniques, à l’image de la RORC Transatlantic Race, y ont établi leur point de départ.

D’autant que les infrastructures portuaires sont de qualité, en particulier à Calero Marinas Marina Lanzarote, la plus récente des installations gérées par le groupe Calero Marinas. Tout y est prévu pour un accueil efficace des concurrents de la Panerai Transat Classique 2019, avec des infrastructures techniques conséquentes, dont un travel lift de 800 tonnes. La gentillesse de l’équipe de la marina n’a d’égal que sa compétence.

Lors de la précédente édition de la Panerai Transat Classique, en 2015, tous les concurrents étaient unanimes pour reconnaître la qualité des prestations de Marina Lanzarote et pour louer le charme de cette île au caractère unique, élégant mélange de paysages insolites, de population chaleureuse et de tempérament maritime.

 

Cocktail de bienvenue

A 5 jours du départ, l’ensemble des concurrents de la Panerai Transat Classique 2019 sont conviés à un cocktail de bienvenue au Real Club Nautico de Arrecife le jeudi 3 janvier. Dans le cadre de ce club, très actif au travers de ses activités nautiques et aquatiques, les équipages ont ainsi l’occasion de se rencontrer, de partager les derniers conseils concernant la préparation des bateaux et des hommes, d’échanger souvenirs de navigations passées et espérances pour la course à venir. Parmi les yachts inscrits, il est d’ailleurs difficile de faire un pronostic pour savoir qui sera le successeur de Stiren, en 2008, White Dolphin, en 2012 et d’Altair, en 2015. A bord de chaque voilier la motivation semble bien présente, mais toujours dans le souci de respecter les adversaires et de vivre cette course mythique comme une aventure unique sur des bateaux d’exception. La rage aux dents, mais le sourire aux lèvres.

 

Bulletin météo

S’il est encore un peu tôt pour anticiper les conditions météo du départ, une certaine tendance commence à se dessiner pour le 8 janvier, jour tant attendu du départ de la Panerai Transat Classique 2019. François Séruzier, directeur de course, surveille de près l’évolution de la situation et nous livre ses premières analyses.

« Les derniers fichiers montrent que les alizés semblent assez bien installés autour de 15 nœuds, mais un front descendant du Nord laisse encore une incertitude sur le cadran de vent le jour du départ : entre Nord-Est et Sud-Est, cela offre la possibilité aux tacticiens de choisir ce qui leur apparaît comme la meilleure option. Entre piquer au Sud pour passer sous Fuerteventura et l’ensemble de l’archipel, se glisser au milieu des îles pour profiter de certains effets venturi, mais aussi prendre le risque de rencontrer quelques dévents, ou tenter de retrouver des vents plus soutenus au Nord, il va encore falloir attendre pour affiner sa réflexion et établir son plan de route pour les premières heures, voire les premiers jours de course. »