Un monde qui bouge

Une très bonne nouvelle pour commencer : Aramis a repris la mer après un arrêt technique de 29 heures dans le port de Las Palmas, à Grande Canarie. Afin de réparer le défaut sur le gouvernail, il a fallu sortir le bateau de l’eau et rien n’aurait pu se faire aussi vite sans l’intervention efficace de José Juan Calero, de Calero Marinas. Qu’il en soit ici grandement remercié. L’équipage de Christian Welter (Etienne, Jean-Michel et Thomas) repart plus motivé que jamais.

Le reste de sa flotte a continué de se disperser et désormais, du Nord au Sud, elle s’étale sur plus de 700 milles. Mais si l’on considère la distance au but, hormis Aramis, les concurrents se tiennent en à peine plus de 100 milles. Rien à l’échelle de l’océan. Xarifa, le plus nordiste de la course, paraît confiant dans son option et pense toucher dans les heures qui viennent le fort vent recherché et allonger la foulée. Les autres yachts s’alignent comme à la parade sur une ligne verticale presque parfaite, entre Eilean, le plus méridional, et Stiren, le plus septentrional. Hilaria et Lys sont bien revenus dans la partie, mais il faut surtout relever la formidable ténacité de Glen Maël et Bryell II qui ne cèdent rien. Le leader de la course, en réel et en compensé, reste Coch y Bondhu qui réalise un début de course parfait : Paolo Zangheri, accompagné de Renato, Ivano et Claudio, a tout de suite trouvé le bon rythme et son positionnement médian dans la quête des alizés apparaît comme le bon coup de ce début de course. Dans des vents modérés depuis le départ, les tacticiens ont bonifié les atouts de leurs voiliers et tous les équipages ont su trouver les bons réglages. De sacrés marins.


 

LES MOTS DE LA MER

 

Xarifa

« Chers tous, Comme chacun le sait notre décision à bord de Xarifa d’aller au Nord à la recherche de vents plus forts était très risquée. Maintenant, proche de 30° de latitude Nord, nous sommes confiant dans le fait d’avoir pris la bonne option… Nous le saurons très vite. Dans deux jours nous pourrons comparer notre position au reste de la flotte… A bord, tout va très bien. Bon vent à tous ! »