Une météo délicate

Après le regroupement opéré hier d’une partie de la flotte, on assiste aujourd’hui à un nouvel éclatement. Eilean est repartie très au Sud, vers la corne de l’Afrique, tandis que Stiren, au contraire, reprend du Nord. Pour le moment, le grand bénéficiaire de ces valses hésitations est Coch y Bondhu qui prend la première place au classement. Bryell II et Glen Maël, qui ne s’étaient pas lâchés depuis le début de la course, ont décidé de tenter leur chance chacun de leur côté. Hilaria, qui peine à se relancer après son option entre les îles, paraît prendre une voie intermédiaire, suivi en cela par Lys. Seule de son côté, Xarifa reste bien sur son option Nord, mais la goélette à trois-mâts semble un peu ralentie dans des calmes avant l’arrivée d’une dépression. Quand à Aramis, toujours à Las Palmas, la sortie de l’eau du bateau pour effectuer la réparation au niveau de sa barre n’a pu se faire aussi rapidement qu’espéré. Mais compte tenu des faibles moyennes enregistrées ces dernières heures, rien n’est perdu.

 


 

MOTS DE LA MER

(Cette rubrique reprend, en tout ou partie, les messages adressés par les concurrents à l’équipe d’organisation)

 

Lys (par téléphone satellite)

« Tout va bien à bord, mais problème de connexion. Du coup, pas de position des copains ni de météo pour l’instant. »

(NDLR : le Directeur de course leur enverra des infos via le téléphone satellite)

 

Glen Maël

« Salut. Tout va bien. Ligne de traîne. Jambon Iberico. Chablis Montée de Tonnerre 2010. »

 

Aramis

« Mercredi 09/01, les conditions de vent ont augmenté dans la soirée, jusqu’à dépasser les 12 nœuds, ce qui nous a enfin permis de prendre un peu de vitesse, au delà des 7 nœuds (SOG). Jusque-là, tout se passe comme prévu. Vers 1h30 du matin, heure locale, après un empannage sous spi, cap 180°, des difficultés à garder le cap nous ont laissés suggérer des problèmes au niveau de la barre. De nuit et avec un peu de houle, nous n’avons pas réussi à pousser plus loin le diagnostic. Par précaution, nous avons pris la décision de revenir vers l’île de Grande Canarie et averti le comité de course. La route a été compliquée avec le vent et les vagues face à nous. Nous sommes arrivés ce matin au port de Las Palmas. Nous regardons, avec les autorités du port que nous remercions au passage, la possibilité de sortir le bateau hors de l’eau pour effectuer les réparations nécessaires : il semble qu’une rondelle dans la liaison au safran se soit cassée et ait provoqué l’apparition de pas mal de jeu dans la barre. On espère reprendre la course dans 24 heures. Le moral et la détermination de l’équipe sont toujours là. Bonne course à tous en attendant ! »

Thomas Van den Schrieck, second sur Aramis